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31/01/2018

Paulhan, une inflation de la masse salariale qui semble indifférer la majorité municipale ...

Un point à l'ordre du jour du Conseil municipal du jeudi 25 janvier a fait polémique, il s'agissait de modifier le tableau de l'effectif (point n°6). Trois postes étaient à faire évoluer ce soir-là, un dans les services administratifs et deux autres dans les écoles. Tel que cela est présenté par le maire devant son assemblée municipale, ces modifications semblent toujours logiques. Et n'a-t-il pas affirmé, face à nos arguments, qu'il « ne voulait pas que dans son Conseil municipal il y ait des élus qui  refusent d'affecter un poste d'ATSEM dans les écoles ».

Or, ce point-là de l'ordre du jour nous a permis d'évoquer en séance l'inflation de la masse salariale. Ci-après un graphique qui illustre comment les charges de personnel ont évolué depuis 2008, c'est à dire sur les six ans du mandat de Bernard Soto et sur les quatre ans du mandat actuel de Claude Valéro.

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Au mandat précédent, la municipalité de Bernard Soto n'a eu de cesse que de maîtriser ces charges de personnel, car nous savons qu'elles tournent en moyenne en France autour de 50% des dépenses de fonctionnement, et qu'il faut absolument qu'elles soient plutôt en dessous qu'au dessus de ce seuil ; elles conditionnent la capacité d'auto-financement de la commune. Sur le mandat précédent, les charges de personnel ont augmenté de 1,6% sur six ans ; là, l'augmentation en quatre en ans a été de +27,41%, faisant passer les charges de personnel à 58,3% du total des charges réelles de fonctionnement !

Un autre graphique, et qui en découle pour partie, justifie que nous nous alarmions de cette dérive inflationniste sur la masse salariale de la mairie, c'est celui de l'épargne nette du budget principal ; c'est ce qui nous permet de financer nos investissements.

Masse_Salariale.jpg

L'équipe précédente avait accumulé 1,71 M€ d'épargne sur six ans, ce qui a permis de financer l'école Arc-en-ciel, la rénovation de l'entrée Sud de Paulhan, la construction de l'espace Louis Sert, la rénovation de la place André Bonnet et le passage des Maires du 2 février 1971, la rénovation de la place du Jeu de Ballon, la rénovation de l'allée des tilleuls, les travaux de la halle des sports, etc. Depuis 2014, cette épargne nette est moins significative, et sa faiblesse risque d'obérer les prochains investissements de la commune.

Mais outre le peu d'attachement à ces contraintes budgétaires, le maire Claude Valéro a justifié la hausse des charges de personnel depuis 2014. Son premier argument a été une forte augmentation de la population, ce qui induit mécaniquement que les services municipaux s'y adaptent pour rendre un service de même, voire de meilleure qualité. Mais alors la population n'aurait pas augmenté pendant tout le mandat précédent ?

Masse_Salariale.jpg

La population de Paulhan a augmentée de 15,12% entre 2008 et 2014, avec +486 habitants, alors qu'elle n'a augmentée que de 4,65% depuis 2014, avec 172 habitants de plus. Pour information, ces données sont celles de la population DGF, celle qui sert aux services de Bercy pour calculer les dotations dont bénéficient les collectivités locales. L'argument du maire C. Valéro sur la croissance démographique ne tient donc pas un instant.

Un autre argument avancé par le maire en séance du Conseil municipal, c'est celui de l'absentéisme, et donc les coûts importants pour indemniser et pour remplacer les agents en arrêt maladie. Mais là encore, pourquoi les agents sont-ils plus malades pendant ce mandat qu'au mandat précédent ? En réponse, nous avons évoqué la souffrance des agents au travail, ou leur mal-être ; et peut-être ont-ils des ennuis de santé aujourd'hui, alors qu'avant leur travail était mieux considéré et que leurs demandes étaient mieux entendues. Ce à quoi le maire a répondu en séance qu'il n'était pas un « thérapeute ». Mais le maire n'est-il pas le chef de l'administration municipale ? Et à ce titre n'a-t-il pas à trouver et à mettre en place des outils de management adaptés aux missions de ses agents ?

Le volume des astreintes serait lui aussi mis en cause dans cette inflation salariale, les agents (police municipale et services techniques) étant très souvent sollicités en dehors des heures ouvrées. Encore une fois, c'est une question de management et d'anticipation des missions des agents municipaux.

Claude Valéro conduit la mairie de Paulhan comme il conduisait auparavant son association sportive, n'ayant pour vision que celle de la saison à venir, et dépensant le budget de fonctionnement qui lui était octroyé. Gérer une mairie nécessite d'autres responsabilités et d'autres perspectives, et déjà celle de s'inscrire dans le temps long. On ne peut se satisfaire de réaliser son programme électoral si dans le même temps l'avenir du village est menacé.

Alors le vote pour la modification du tableau de l'effectif n'a pas été unanime ce jeudi 25 janvier, parce que l'affectation des personnels à des missions de service public doit se faire dans une approche globale. Oui, nous nous demandons s'il était nécessaire de gonfler l'effectif de la police municipale et de délaisser le CCAS, où il n'y a toujours qu'une personne à temps partiel ... Et il ne faut pas s'étonner si le Département dédaigne les locaux ou la proximité du CCAS pour installer ses services. C'est ainsi que la PMI (Protection Maternelle Infantile) a choisi des locaux dans l'ancienne école Georges Sand. Et récemment, pour lutter contre la fracture numérique er assurer des prestations de conseil en informatique, le Conseil départemental a préféré les locaux de l'Accorderie sur la route d'Usclas plutôt qu'un local à côté du CCAS. Or, nous avons besoin à Paulhan d'un Pôle des Solidarités où seraient réunis tous les services mis à la disposition des populations les plus démunies (CCAS, banque alimentaire, associations caritatives, services du Département, services de l'intercommunalité, ...).

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P.S. : Les données ayant permis de produire les graphiques sont issues des documents budgétaires remis aux conseillers municipaux au fil des ans. Si une erreur s'est glissée dans leur retranscription, merci de nous en faire part pour une correction rapide.

28/01/2018

PLU de Paulhan : en sommeil ... profond !

C'est le 9 juillet 2015 que le Conseil municipal avait délibéré pour prescrire une révision générale du PLU de notre commune. Le 16 janvier 2017, le Conseil municipal avait à son ordre du jour le débat sur le Plan d'Aménagement et de Développement Durable (PADD) ; il venait clore une série de travaux d'études et de diagnostics, des séances de travail avec la commission d'urbanisme ainsi qu'avec les services intercommunaux, une réunion avec les personnes publiques associées le 7 octobre 2016 et une réunion publique de présentation le 12 janvier.

Au premier trimestre 2017, quelques réunions de travail se sont tenues entre le bureau d'études, l'agence Actions Territoires, et la commission d'urbanismes pour aborder les OAP (Orientations d'Aménagement et de Programmation), mais sans aller à leur terme ... et puis plus rien depuis.

Mais des éléments de contexte sont à porter à la connaissance de chacun. Tout d'abord, les diagnostics réalisés par le bureau d'études ont pointé la question prioritaire de la ressource en eau potable et de notre capacité à traiter les eaux usées. Cela fera quatre ans que la municipalité inscrit au budget la recherche en eau ainsi que la réalisation de schémas directeurs, mais la situation n'a pas changé depuis. Et la DDTM présente à la réunion du 7 octobre a été claire, il n'y aura pas d'approbation du PLU tant que la ressource en eau ne sera pas augmentée et tant que notre station d'épuration restera en l'état. Or, c'est désormais à la Communauté de communes de prendre en charge ces dossiers-là, et ils ne figurent pas dans ses orientations ; en tous cas pas pour 2018.

Schema_Interc_Eau.jpg

C'est ainsi que la commune de Lieuran-Cabrières a vu l’État déposer un recours gracieux contre son PLU adopté le 12 juin 2017, au motif que la ressource en eau au Mas Roujou ne permettait pas d'augmenter la population de ce secteur tel que cela était prévu. La commune de Lieuran-Cabrières a donc placé ce secteur en zone AU (à urbaniser), et non plus en zone UC, laissant désormais à la Communauté de communes la charge d'approvisionner ce secteur en eau potable pour pouvoir y construire des logements. Une nouvelle délibération du PLU a ensuite été adoptée dans ce sens-là en Conseil municipal le 20 décembre 2017. Mais c'est quand même 6 mois, non pas pour changer simplement un zonage, mais pour reprendre tout le processus administratif imposé par la loi.

SCOT.jpgUn autre élément est à prendre en compte, il concerne la croissance démographique sur le Cœur d'Hérault. Les discussions entre la DDTM et les services du Pays conduiraient à inscrire dans le futur SCoT un taux maximal de 1,5% de croissance démographique pour tout le territoire, grosses comme petites communes. Lors du débat sur le PADD de la commune de Saint-André-de-Sangonis, qui s'est tenu le 14 décembre 2017, le cabinet Urban Project qui accompagne la commune l'a martelé à plusieurs reprises. Et la DDTM tient à ce taux maximal appliqué partout, et surtout sur les grosses communes. En effet, si on laisse celles-ci prendre un dixième de point supplémentaire, les petites communes vont se retrouver à moins de 0,5% ; parce que la mesure de l'impact se fait à l'échelle du Pays.

A Paulhan, l'option de croissance démographique retenue au PADD était de 1,8% par an. La population arrivait ainsi à 4919 habitants en 2030, et il fallait trouver 4 hectares d'extensions urbaines au-delà du périmètre actuellement urbanisé (PAU). Sauf qu'en appliquant un taux de 1,5%, la population à l'horizon de 2030 serait de 4734 habitants, et qu'il n'y aurait plus besoin alors d'extension urbaine. Aussi, la parcelle AC31 achetée par la mairie permettrait désormais d'y faire un parc ; avec les écoles, la piscine et le cimetière dans le secteur, un tel équipement serait le bienvenu ;-)

Il s'y ajoute la densité de logements à l'hectare, fixée à 20 dans le PADD de Paulhan, et que la DDTM ne souhaitait pas commenter sans la voir appliquée dans le contexte des secteurs à aménager, c'est à dire au cas par cas. Une moyenne communale doit effectivement prendre en compte des secteurs très denses au cœur de ville et des secteurs pavillonnaires dans les faubourgs du village. Voilà donc encore un paramètre qui pourrait faire couler de l'encre.

Dans tous les cas, et puisqu'ils nous reste encore 48h pour émettre des vœux, nous souhaitons que la commission Urbanisme se remette rapidement au travail avec l'Agence Actions Territoires pour faire avancer ce PLU.

17/01/2018

Voeux 2018

Voeux_PA_2018.jpg

Fabienne HEREDIA, Aleksandra DJUROVIC, José ROIG, Laurent DUPONT

 

A l’occasion de la cérémonie des vœux du maire et de son conseil municipal, les élus Paulhan Avenir incarnent une expression démocratique nécessaire. Notre mandat s’exerce dans un état d’esprit de liberté, de sens critique et avec le souci constant de servir tous nos concitoyens. Une telle attitude dérange parfois, quoiqu’elle demeure toujours respectueuse des autres, et ces vœux pour l’année 2018 sont pour nous, élus d’opposition, l’expression d’un engagement politique constant.

Nous souhaitons à toutes les paulhanaises et à tous les paulhanais de belles réalisations et beaucoup de bonheur pour chacun(e), dans vos vies personnelles, familiales et professionnelles. Et bien sur dans votre engagement au service de Paulhan !